VERS LE 4 ANS DE SOBRIÉTÉ!
VERS LE 4 ANS DE SOBRIÉTÉ!
Peu de gens le savent. J’en parle pourtant ouvertement à mes amis proches, mais sans faire de « sortie du placard » Le 21 décembre 2019, ma décision s’est prise de façon instinctive, je ne consommerai plus d’alcool. Ceux qui me connaissent bien le savent, je suis de nature plutôt décidée et fonceur. Quand je prends une décision, rare est la possibilité de recule. Fidèle à moi-même, cette décision s’est prise à l’aube des fêtes de 2019, chez moi, sur le vélo. Ma conjointe, de nature prudente, me dit alors « Tu devrais attendre après les fêtes, non? » Je réponds alors que des raisons de boire, il y en aurait toujours, aussi bien débuter dans une période croustillante!
Mais pourquoi l’abstinence complète?
Mon père était alcoolique, il en est tristement décédé. La pomme, vous le savez, ne tombe jamais bien loin de l’arbre. Bien que le « problème » n’était pas encore « grave », je ne trouvais pas que je consommais pour les bonnes raisons. Ma consommation n’était pas abondante, par contre, je consommais souvent seul et je recherchais ce « gel » et cette ennivrance globale. Le pourcentage d’alcool de mes bières augmentait progressivement, au fil des années. Je buvais 3 à 4 fois semaines, je restais toujours en contrôle, mais un contrôle bien affecté.
Je vis donc depuis plus de trois ans sans alcool et j’en suis vraiment fier. Je crois, en toute transparence, que les bienfaits de l’alcool peuvent sans aucun doute être remplacés par des habitudes de vie et des petits dépassements au quotidien.
Le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) a récemment rendu publiques ses directives en matière de consommation d’alcool. La science évolue et les recommandations sur la consommation d’alcool doivent changer. La recherche nous apprend qu’il n’y a pas de quantités ni de sortes d’alcool bonnes pour la santé, écrit-on dans le rapport. À l’époque où les recommandations accordaient une normalité aux multiples consommations journalières, il était sérieusement temps que les études se replacent.
Alors, si tu consommes quotidiennement ou même juste sur une base régulière et hebdomadaire, je t’invite à simplement te poser la question, Pourquoi?
Bonne réflexion!