QUÉBEC OBNL SPORTIVE
Dans mon dernier article, j’exposais la situation des jeunes et de l’éducation sportive au Québec. Maintenant, regardons la structure des entreprises sociales sportives et leurs possibilités afin de faire bouger les gens.
Au Québec, la majorité des clubs sportifs sont sous la forme d’OBNL (organismes à but non lucratif). Sous cette forme juridique, le club ou l’organisation se doit d’avoir un conseil d’administration et ne peut être la propriété intellectuelle propre d’une tête dirigeante. Cela fait en sorte qu’un OBNL ne peut, à long terme, avoir une valeur de revente ou de succession.
Une entreprise privée ou une société d’État peuvent, pour leur part, faire du profit en vendant de l’alcool et du cannabis, par exemple. ? Si une entreprise sportive veut aussi être rentable, elle doit donc s’enregistrer comme entreprise privée au Registraire des entreprises du Québec. De facto, ce statut lui fermera plusieurs portes telles des subventions sportives régionales et provinciales, mais également, il sera plus difficile pour elle de louer des installations sportives.
Si on comprend bien l’analyse de surface, il faudrait être un OBNL et ne générer aucun profit afin d’avoir accès à l’aide pour pouvoir faire bouger les gens!? Ne trouvez-vous pas que la formule est un peu archaïque? Le principe sportif de l’OBNL est-il périmé? À l’époque où il est difficile de trouver un ou une employé(e), le concept d’événement sportif qui n’est possible qu’avec des bénévoles est-il encore réalisable et adéquat?
Et si le gouvernement investissait la même énergie dans le sport que dans la SAQ? Si cette sphère santé devenait profitable? Au-delà des profits engendrés, les besoins en soins de santé diminueraient assurément à moyen et long terme puisque la société serait plus active. Fait intéressant, le statut d’OBNL n’existe pas chez nos voisins du sud. Quand vient le temps de louer une installation sportive, certains ont même une tarification adaptée afin que la location coûte moins cher si elle est utilisée pour des enfants par rapport aux adultes.
SOLUTION
Pour que les organismes et les entreprises fassent bouger les gens et structurent des cours et des offres de service intéressantes, il faut, selon moi, que le gouvernement se penche sur le sujet et structure de façon différente le système sportif du Québec.
Vous avez des idées? Ne vous gênez pas pour les écrire plus bas, en commentaires!
Bonne réflexion!