Où se dirigent la société québécoise et le sport?
Où se dirigent la société québécoise et le sport?
Selon moi, notre société doit réapprendre pourquoi bouger. À l’ère où les jeunes sont de moins en moins actifs, il est temps de réfléchir et repenser les programmes, il est temps de déposer les chronomètres et comprendre l’essence même de l’activité physique. Bien que la performance et le dépassement feront toujours partie de l’équation, ne serait-il pas temps de leur retirer un peu de leur importance?!
Bouger ne devrait en aucun cas être un fardeau, mais plutôt un plaisir, un luxe que l’on s’accorde. Et pour que ça le soit, il faut s’assurer d’aimer l’activité ou le sport pratiqué. La réflexion peut sembler simple, mais la mesure individuelle et le pourquoi doivent être enseignés et mis de l’avant, sur toute une génération.
Les jeunes et le sport
Le ministère de l’Éducation impose des normes. Il demande de mesurer les jeunes avant la 6e année. Cette mesure se fait normalement sur une course de 4 kilomètres. Mais concrètement, mesurer et comparer des temps de jeunes de moins de 12 ans, ça sert à quoi? Avons-nous vraiment besoin de ce chronomètre pour juger l’effort dans la pratique?
Mesurer des jeunes sur une course de 4 kilomètres est, selon moi, une grande erreur. C’est une excellente façon de s’assurer qu’ils détestent l’effort individuel pour le reste de leurs jours. Attention, je ne dis pas d’abolir les compétitions. Il faut simplement laisser les jeunes décider s’ils veulent se mesurer aux autres. La différence est grande et importante.
Fait à noter, la pression des sports individuels est clairement plus grande que dans les autres sports. Elle vient avec la mesure et la comparaison directe. Quand une équipe pratique un sport, la pression de performance est divisée sur l’équipe entière; elle ne se retrouve pas sur les épaules d’un seul joueur.
Réflexion pour la suite
Les sports individuels brillent par leurs podiums et leurs médailles mais, concrètement, 0,76% de la population ira aux Jeux olympiques, 1,8% participera à un championnat canadien et 2,7% à un championnat provincial. En conséquence, il faudrait mettre davantage d’énergie à enseigner à aimer le sport à l’autre 97,3% de la population.
En terminant cet article, je pose une question: pourquoi, au Québec, ne pourrions-nous pas devenir un exemple mondial en innovation dans le sport? N’est-il pas temps de créer un programme qui mise sur la santé durable? L’éducation physique ne devrait-elle pas être enrichie par un programme d’éducation sportive?
Bonne réflexion!